lundi 29 août 2016

Saint Théodore de Martigny



Vie de notre père parmi les saints
Théodore (quelquefois appelé Théodule)
de Martigny
(IVe siècle)
Fête le 16/29 août

Théodore, le saint évêque de Martigny (autrefois Octodure) était probablement d'origine grecque. Son nom signifie «don de Dieu». Il naquit dans les premières années du quatrième siècle et fut élevé dans la foi et la piété dès son enfance. 

Dieu, en vertu de ses dons pour la vie spirituelle l'appela au sacerdoce. Il fut un exemple de foi et de rectitude. Devenu évêque du Valais vers 349, il est le premier hiérarque du Valais véritablement connu. On pense qu'il fut envoyé là par saint Protais, évêque de Milan et Métropolite du Valais. 

S'il se fixa à Martigny, c'est parce que c'était là la ville la plus importante au pied des Alpes.

Sous son épiscopat et par son influence bénéfique, les rites païens disparurent et les mœurs barbares et superstitieuses des habitants du lieu changèrent pour faire place à une vie chrétienne plus conforme à l'Evangile. 

Le saint hiérarque ne fut pas seulement évêque de Martigny, il fut aussi missionnaire, apôtre pour ce que l'on appelait alors la Petite Bourgogne, et qui comprenait la Suisse romande actuelle, et une partie des cantons de Berne et de Soleure. Ainsi que le dit un de ses biographes, rien ne l'arrêtait dans sa mission sacrée de propagation de la foi. 

On fait mention de son nom au Concile d'Aquilée en 381. Il s'agissait alors de lutter contre l'hérésie arienne. Théodore siégea aux côtés de l'illustre saint Ambroise de Milan dans cette assemblée qui exclut deux évêques ariens de l'Eglise. La chronique religieuse a conservé l'opinion personnelle du saint évêque du Valais qui affirma : « Pallade (l’un des deux évêques jugés au Concile) qui a nié que le Christ fût véritablement Dieu et coéternel à son Père, nous ne le reconnaissons plus, ni comme chrétien, ni comme prêtre. » 

Quelques années plus tard, en 393, une autre hérésie menaça l'Eglise du Christ. Un ancien moine nommé Jovinien, ayant quitté son monastère et menant une vie peu édifiante, commença à prêcher l'inutilité de l'ascèse, une fausse doctrine mariale et une morale relâchée. 
Saint Ambroise de Milan convoqua un synode auquel notre saint père Théodore assista en gardien zélé de la foi orthodoxe.

Mais le titre de gloire le plus grand de saint Théodore est d'avoir découvert les reliques des martyrs d'Agaune. Par révélation divine pour certains saints, avec l'aide de chrétiens témoins du martyre pour d'autres, saint Théodore parvint à retrouver un grand nombre de corps de la sainte légion du Christ qui subit le martyre pour la foi à Agaune. 
Après cette invention sacrée de ceux qui avaient arrosé de leur sang la terre d'Helvétie en Valais, le saint évêque fit construire une église destinée à recevoir les restes précieux de la milice chrétienne martyre.
La tradition rapporte que beaucoup d'habitants du lieu vinrent apporter une pierre pour l'érection de cette humble église des martyrs. Les ouvriers qui édifiaient la demeure sainte cessaient de travailler le dimanche, jour du Seigneur. Cependant, l'un d'eux qui était païen, vint poursuivre sur le chantier son labeur alors que les ouvriers chrétiens assistaient à l'office divin. Il fut arrêté dans son zèle par la troupe des martyrs qui lui apparut dans une grande lumière. Effrayé, il s'enfuit à toutes jambes, rejoignit à l'église les autres ouvriers et demanda sur le champ le baptême ! 
Après l'érection de cette église, les pèlerinages commencèrent venant de toutes les parties de la Gaule, et le saint évêque permit que se répande la vénération des saints soldats d'Agaune en accordant des reliques à plusieurs saints personnages de son époque. Ainsi saint Victrice de Rouen, saint Ambroise de Milan, saint Martin de Tours reçurent-ils des reliques des martyrs. Et plus tard, de nombreuses villes se placèrent sous la protection des saints martyrs du Valais et de saint Maurice en particulier, dont un bras se retrouva dans une église de Prague ! 
Saint Théodore ne se contenta pas d'abriter en un lieu saint les restes sacrés des martyrs, il contribua aussi à la connaissance de leurs vies et de leurs actes. On sait que c'est par lui que le premier évêque de Genève, saint Isaac, apprit l'histoire de la pieuse légion et la transmit ensuite à saint Eucher de Lyon.

Après une sainte vie de prière, de combat spirituel pour la foi et d'ascèse authentiquement chrétienne, le pieux hiérarque du Christ Théodore mourut et fut enseveli à Sion, vraisemblablement parce qu'il avait alors transféré son siège épiscopal dans cette ville. 



Saint Théodore, prie Dieu pour nous ! 
*
Ton 1

Tropaire à saint Théodore, 
évêque de Martigny
inventeur des reliques des saints martyrs d'Agaune,
(Nathalie au IVème siècle)


Tu fus le premier hiérarque de Martigny*
Et tu assistas au Concile d'Aquilée,*
Et à celui de Milan , avec saint Ambroise.*
C'est par toi que les reliques des saints Martyrs*
D'Agaune furent découvertes et vénérées.*
C'est toi aussi qui les fit connaître aux chrétiens.*
Saint Théodore, prie Dieu de sauver nos âmes!

*

Claude Lopez-Ginisty

samedi 27 août 2016

Saint Evrard

Buste reliquaire de saint Evrard à Luzy-sur-Marne (France)
*
Vie de notre père parmi les saints
Evrard (ou Eberhard)
Higoumène d’Einsiedeln 
( 958 A.D.)
Fête le 14/ 27 août
Comte  issu d’une noble famille de Souabe (cousin de Hermann, duc de Souabe et d'Alsace), comme saint Bennon, saint Evrard ou Eberhard fut prêtre du diocèse de Strasbourg, prévôt de la cathédrale de Strasbourg, puis il rejoignit saint Bennon de Metz au célèbre monastère d'Einsiedeln en Suisse où des ermites vivaient auparavant. 

Bennon avait réussi à lui faire saisir le caractère vain de la vie dans le monde, et par son exemple, il l’incita à mener une vie plus spirituelle. Evrard était en effet fasciné et ébloui par le faste des grandeurs du monde et attiré par la vaine gloire. 

Par curiosité, il alla rendre visite à celui qui avait résigné sa charge pour aller vivre au désert. Bennon le reçut simplement et son bonheur dans l’austère solitude de sa retraite, intrigua d’abord Evrard, puis  lui ouvrit les yeux. Il annonça à son ami sa conversion. Bennon l’exhorta alors à renoncer définitivement au monde. Il le fit, et abandonna ses charges et ses biens. Il utilisa sa fortune pour terminer le monastère dont il fut le premier higoumène.

L'humble chapelle de Bennon et de ses pauvres disciples, fit place dès lors à une belle église, construite en l'honneur de la Très Sainte Mère de Dieu, et les modestes cellules des moines furent changées en une riche abbaye, qui devint célèbre.

Mais la charité d'Evrard fut encore plus visible lors d’une grande famine, qui frappa la Bourgogne, l'Alsace et la haute Allemagne en 942. Il envoya de grandes quantités de grains aux peuples éprouvés. On le nomma higoumène du monastère qui lui devait son existence, et il dirigea ce havre de Dieu depuis l'an 934 jusqu'en 957 ou 958, époque de sa naissance au Ciel, un 14/27 août

Il fut enterré près de la chapelle de la Mère de Dieu, la célèbre église connue sous le nom de Notre Dame des Ermites, à côté de saint Bennon, son ami et confrère. 


Saint Evrard prie Dieu pour nous !
*

Ton 6

Tropaire à saint Evrard, 
premier higoumène 

de Notre Dame des Ermites
(Natalice en 957/958 ? A.D.)


Fils de souabe, et prêtre en ville de Strasbourg,*
Tu rejoignis saint Bennon parti au désert,*
Il te convainquit de quitter ce monde vain*
Tu entrepris alors de finir de bâtir,*
Le monastère dont tu fus higoumène.*
Saint Evrard, prie le Christ d'avoir pitié de nous!


Claude Lopez-Ginisty

mardi 16 août 2016

Saint Bennon



Vie de notre père parmi les saints
Bennon (Benoît, Benedictus, Benno)
( 940 A.D.)
Fête le 3/16 août
Saint Bennon, était originaire de Souabe. Parent du roi de Bourgogne Raoul, il fut chanoine de Strasbourg, puis il se retira au désert à quelques lieues de Zurich, dans une solitude, où saint Meinrad avait jeté, quarante-trois ans auparavant, les fondements d'un monastère de ce qui allait devenir l’abbaye d’Einsiedeln. Dans le recueillement de ce lieu, sa nourriture consistait en quelques herbes et quelques baies, celle de l’âme plus abondante n’était que prière et ascèse. Des disciples vinrent partager avec lui cette vie hautement spirituelle, et défricher les forêts à l’entour. 

« La foi doit porter des fruits de vie, pour diriger l’ascète vers la vie éternelle, » dit la tradition monastique. Bennon et ses disciples marchèrent à grands pas dans cette voie de la perfection chrétienne. Le seigneur de la contrée, voyant leur sainte vie, leur donna un terrain inculte dont ils tirèrent le meilleur parti; ils rebâtirent la chapelle détruite et construisirent quelques cellules qui devinrent la célèbre abbaye de Notre-Dame-des-Ermites d’Einsiedeln.


Ainsi, il  se forma autour du saint homme une nombreuse communauté, qui ne
suivit pour règle que la vie exemplaire de saint Bennon, jusques au temps où, plus tard, on y introduisît la règle de Saint-Benoît. L'abbaye de Seckingen donna l'île d'Uffnau, dans le lac de Zurich, en fief à Einsiedlen.

Bennon avait quitté le monde dans le dessein de n'y jamais rentrer. Il avait trouvé dans son désert un ample dédommagement de tous les sacrifices qu'il avait volontiers acceptés, lorsque l'empereur Henri l'Oiseleur vint l'en arracher pour l'élever sur la cathèdre de Metz. Ce prince, ayant entendu parler de la sainteté de Bennon et des grandes qualités que chacun admirait en lui, le nomma pour gouverner l'Eglise de cette ville. 

Le serviteur de Dieu ne se rendit qu'avec peine à la proposition de l'empereur « l'idée de procurer la gloire de Dieu dans cette charge éminente, pouvait seule l'y faire consentir » dit un de ses biographes. Il quitta donc son monastère en 923. Ses disciples furent inconsolables de cette perte; mais Bennon calma leur douleur en leur faisant entendre qu'il les reverrait un jour.

Bennon, s'appliqua avec le zèle d'un apôtre à guérir les plaies de son Eglise, qui était en grand désordre, désordre qui avait motivé l’Empereur pour lui en confier la charge. Mais un peuple ingrat et indocile n'est pas facile à diriger sur la voie du salut et l’hostilité que ces ouailles nourrissaient contre lui ne put être vaincue par les vertus insignes et obvies du saint hiérarque. Bennon n'opposa à la violence qu'on lui témoignait que la douceur et la sainteté de sa vie: nuit et jour il priait le Christ de lui donner  de la patience, pour triompher des âmes rebelles de ses ouailles. Malgré l'hostilité que lui marquait son troupeau, le vertueux évêque s'éleva avec force contre les vices qui dominaient dans son Eglise. Alors, en 927, quelques scélérats que son zèle évangélique avait révoltés, se saisirent de lui et lui crevèrent les yeux, « le mutilant ensuite d'une manière honteuse ».

Bennon supporta ces agissements cruels avec le courage d'un martyr et malgré le fait qu’il connaissait ses agresseurs, il ne voulut jamais en tirer vengeance, en les dénonçant à la justice de l'Empereur : il demanda même leur grâce. Le concile de Duisbourg lança une sentence d'excommunication contre les auteurs de cet attentat, et les fit punir selon les lois qui étaient en usage à cette époque. Le bienheureux hiérarque du Christ renonça à son évêché et reprit la route de sa solitude. Ses anciens disciples le reçurent avec vénération et le considérèrent comme un martyr. 

Bennon considéra cette épreuve du Ciel comme une faveur que lui faisait le Seigneur, puisque, perdant la vue corporelle, Dieu lui offrait les moyens de s'avancer plus encore dans la voie de la vertu. Il ne consacra alors sa vie qu’aux actes de piété et aux œuvres ascétiques pendant la période de plus de dix ans qu’il lui restait à vivre.

Il ne cessa montrer l'exemple saint d'une entière soumission à la volonté divine. Un de ses biographes note : Il pouvait dire dans le même esprit qu'autrefois le grand Apôtre « Qui me séparera jamais de l'amour de Jésus-Christ? Couronnes, richesses, plaisirs, j'ai foulé aux pieds vos charmes; et vous, tribulations, tentations de toute espèce, afflictions de corps et d'esprit, vous ne sauriez ébranler ma constance et toi, mort, qui parait si redoutable, je méprise tes coups, ils ne m'effraient pas, parce que j'espère en un plus fort que toi en celui qui a défait ton empire et qui t'a enlevé ta proie. » 

Jamais Bennon ne se plaignit du triste état où l’avait réduit son infirmité. Ses occupations continues étaient spirituelles; les moines le consultaient souvent sur leur avancement dans la perfection.

Le pieux hiérarque souffrit, vers la fin de ses jours, de diverses infirmités en plus de ses souffrances, mais au milieu des douleurs les plus fortes, on l'entendit souvent prononcer ces paroles remarquables « Seigneur, augmente mes souffrances, mais accorde-moi la patience ». Il se prépara calmement à la mort dans un saint et bel entretien continuel avec Dieu.

Enfin, après avoir été pendant de longues années le modèle vivant de toutes les vertus pour ses disciples, entouré de leur amour, dans les bras de saint Evrard (voir sa vie au 14/27 août), il rendit son âme bénie au Seigneur, le 3 août 940. 


Saint Bennon, prie Dieu pour nous !

*

Ton 5

Tropaire à saint Bennon, 
moine puis évêque de Metz
et moine à nouveau
(  940 A.D.)

*
Tu cheminas vers le saint Royaume,
Comme moine d'abord, puis on te fit évêque*
Pour redresser l'Eglise au diocèse de Metz.*
Des scélérats t'aveuglèrent et te mutilèrent*
Mais tu leur pardonnas et tu redevins moine.*
Saint Bennon, toi qui es bon, prie Dieu pour nos âmes!

+

Claude Lopez-Ginisty

dimanche 14 août 2016

Vies de nos pères parmi les saints les higoumènes d’Agaune Vénérand, (✝ 636), Ambroise 1er (✝ 520), (Paul 1er (✝ 544), Jucondin (circa ✝600) Secondin (✝ 622) et Récolème (circa ✝ 640) Fête commune le 1 / 14 août




Saint Vénérand
La tradition rapporte qu’il était originaire d’Agaune, et que, dès sa prime jeunesse, il passait des journées entières au monastère de Saint-Maurice, se préparant à la vie monastique dans l’abbaye. Devenu moine puis higoumène ( en 530), il montra l’exemple des vertus chrétiennes, et fut choisi comme successeur de saint Tranquillin, restant en charge des moines jusques à sa naissance au ciel en 536.
Saint Vénérand, prie Dieu pour nous !
Saint Paul 1er
(voir 15/28 mai)

Saint Jucondin
On sait peu de choses sur ce saint higoumène : il reçut à Agaune le roi Gontran en compagnie d’Héliodore, évêque de Sion, lors de la visite du monarque en Valais. Tout trois participèrent à l’invention des reliques (par révélation surnaturelle) des martyrs thébains Amator et Viator.
Saint Jucondin, prie Dieu pour nous !

Saint Secundin
Il fut higoumène du temps de Clothaire II. Nous ne savons rien de plus de sa vie.
Saint Secondin, prie Dieu pour nous !

Saint Récolème
On sait seulement qu’il fut higoumène de Saint Maurice d’Agaune. Sa vie ne nous est point parvenue.

Saint Récolème, prie Dieu pour nous !
*
Ton 5
Tropaire des saints higoumènes d'Agaune 
fêtés au 1/14 août

Saint Vénérant, et saint Paul le premier du nom*
Saint Jucondin higoumène d'Agaune aussi,*
Ainsi que saint Secundin et saint Récolème,*
Vous avez mené la prière de vos moines*
Jusques aux confins du Royaume du Seigneur.*
Saints et pieux higoumènes , priez pour nos âmes!

*

Claude Lopez-Ginisty

jeudi 4 août 2016

Saint Wandrille

 
Icône de la Communauté Orthodoxe 
de Mettingham

*
Vie de notre père parmi les saints Wandrille
Evangélisateur en Suisse
et
Higoumène de Fontenelle 
( 668 A.D.)
Fête le 22 juillet/ 4 août
Né  près de Verdun dans une noble famille : il était  fils du duc Walchise et de la princesse Dode, fille de saint Arnould, évêque de Metz.  Il fut page à la cour du roi Franc Dagobert Ier. 

Il se maria, devint Comte du Palais, mais un jour, en accord avec son épouse, tous deux se séparèrent. Il résigna toutes ses fonctions au Palais, et  partit se faire moine, pérégrinant en quête du salut de son âme. 

Il séjourna à Montfaucon en France, à Saint-Ursanne en Suisse, à Bobbio en Italie, revint en Suisse à Romainmôtier où il resta dix ans. Il alla même en Irlande. 

A Saint-Ursanne, il resta quatre années et participa à la construction du monastère, et marqua de son empreinte la spiritualité du saint lieu. 

Il repartit, et saint Ouen l’envoya en Normandie, où saint Vandrille, ordonné prêtre par lui, fonda alors l’abbaye de Fontenelle, dans la forêt de Jumièges, et en devint l’higoumène. Cette abbaye prit ensuite son nom. 

Homme de grande foi, pèlerin infatigable du Christ, il servit Dieu et ses ouailles avec bonté, indifférent aux vaines richesses du monde. Attentif aux suprêmes valeurs de l’Evangile, il contribua à les incarner dans sa vie bénie, et à les répandre dans le cœur de ceux qui entraient en contact avec lui.

Vandrille atteignit un âge avancé dans le labeur et l’ascèse. La mort ne lui faisait aucune peur, car il était convaincu qu’elle n’était que ce repos en Dieu qu’il avait longtemps désiré.

La tradition dit qu’il soupirait souvent après le terme de sa vie terrestre, clamant avec le Prophète « Hélas! Que mon exil est long, et qu'il y a longtemps que mon âme est étrangère [à cette terre]. » 

Dieu accéda enfin à sa pieuse requête et il eut une maladie qui fut l'instrument de sa délivrance. Malade trois jours et trois nuits, il eut une longue extase, où il vit le Ciel. 

Il donna d'excellentes instructions spirituelles à ses disciples, et leur prédit plusieurs choses à venir. Ils annonça que saint Lambert, qui fut ensuite archevêque de Toulouse et saint Ansbert, qui succéda à saint Ouen, dans l'archevêché de Rouen seraient ses successeurs à la tête de l’abbaye de Fontenelle. Il reçut pieusement les Sacrements, et il mourut en présence du même saint Ouen, son archevêque, et de près de trois cents de ses moines, qui étaient tous en larmes à cause de la perte d'un si bon père.

Il naquit au Ciel  le 22 juillet/4 août 668.

Saint Wandrille, prie Dieu pour nous !
*

Ton 7
Tropaire à saint Wandrille,
higoumène, Fondateur de Fontenelle,
(Natalice en 668 A.D.)

Tu fus Comte du palais du Roi Dagobert,*
Tu vécus avec ton épouse en chasteté,*
Puis tu te fis moine à Montfaucon en Champagne,*
Avant de fonder l'abbaye de Fontenelle,*
Tout en évangélisant le pays de Caux.*
Saint Wandrille, prie le Christ de sauver nos âmes!

*

Canon de prière à saint Wandrille