dimanche 11 avril 2021

Saint Achive, higoumène d'Agaune


Abbaye aujourd'hui
source/Wikipedia


Vie de notre père parmi les saints Achive,

Troisième higoumène de Saint-Maurice

de 520 à 523 A.D.

Fête le 29 mars/ 11 avril

Lorsque Ynnemod (ou Hymnémode), higoumène du monastère de Grigny (près de Vienne en Gaule) partit, il voulait que le moine Achive lui succède, mais ce dernier refusa et le suivit à Agaune où il se contenta d’abord d’être moine. Mais à la mort d’Ambroise, il fut élu higoumène d’Agaune pour le remplacer. Homme de grande prière, ascète rigoureux, la tradition rapporte que son visage s’illuminait « comme un soleil » lorsqu’il était en oraison.

Saint Achive, prie Dieu pour nous !
Ton 6



Tropaire à saint Achive, higoumène d'Agaune,

(Natalice en 523 A.D.)



Innemod voulait que tu sois son successeur,*

Comme higoumène au saint Monastère d'Agaune*

Mais tu refusas et tu restas simple moine.*

Cependant, tu fus élu à la mort d'Ambroise,*

Et tu devins comme un soleil spirituel.*

Saint Achive, prie le Christ de sauver nos âmes!



*

Claude Lopez-Ginisty

samedi 10 avril 2021

Saint Tutilon


Vie de notre père parmi les saints Tutilon,
Moine de Saint-Gall
Fête le 28 mars/10 avril


Tutilon, moine admirable de l’abbaye de Saint-Gall, était aussi poète, musicien, peintre et sculpteur. Ses amis dans le monde, admirateur de tous ses talents regrettaient qu’il soit enfermé dans un monastère. Mais notre père Tutilon avait choisi la meilleure part dont parle l’Evangile, et il se maintint dans le recueillement, accomplissant dévotement son obédience de moine. Il s’endormit paisiblement en Christ le 28 mars 898.
*
Tropaire à saint Tutilon de Saint-Gall,
Ton 5

Homme aux multiples talents, tu quittas le monde,*
Pour suivre la Voie étroite de l’Evangile.*
Tu te fis moine dans l’abbaye de Saint-Gall,*
Offrant tes nombreux talents au Maître des âmes,*
Avant de la retrouver dans Son saint Royaume.*
Saint Tutilon, prie le Christ de sauver nos âmes!

vendredi 2 avril 2021

Saint Lupicin


Vie de notre père parmi les saints
Lupicin ( 21 mars/ 3 avril 480)
de Condat
(voir saint Romain au 28 février/12 mars)

jeudi 11 mars 2021

Saints Romain, Lupicin et sainte Yole



Vie de nos pères parmi les saints
Romain ( 28 février/12 mars)
et Lupicin ( 21 mars/3 avril)
de Condat
et leur sœur Yole (Iole)

Saint Romain et Saint Lupicin sont deux frères qui naquirent vers la fin du IVème siècle à Izernore (Ain). 
Romain qui possédait de hautes vertus de charité, et un goût prononcé pour la vie religieuse, renonça au mariage, et alla se mettre sous l’obédience de l’higoumène Sabin, qui était à la tête du monastère d’Ainay, à Lyon. Celui-ci le prenant sous sa houlette, l’initia à la vie monastique.

Vers l’âge de 35 ans, il partit pour les forêts du Mont Jura et s’établit à Condat, où il se construisit un petit ermitage. Là, il consacra son temps à la prière et au travail manuel. Il vécut ainsi dans l’ascèse et la solitude au milieu des bêtes sauvages.

Lupicin, quant à lui, perdit sa future épouse et lorsque son père naquit également au Ciel, il décida de rejoindre son frère Romain dans la solitude orante. Leur vie dans le désert fut rude, car ils subirent maintes fois les assauts des démons, au point qu’ils durent se résoudre à quitter leur lieu d’ascèse. Ils parlèrent de leurs épreuves à une dame charitable qui les avait recueillis, puis rassérénés, et ayant repris force et courage, ils établirent leur lieu de vie au fond d’une gorge, sous un grand sapin. Ce fut autour de ce lieu que se forma progressivement l’abbaye de Condat, car des disciples arrivèrent bientôt et les deux frères dirigèrent ensemble la nouvelle communauté.

Romain était doux et dirigeait ses moines paternellement, alors que Lupicin était assez rigide et ses décisions étaient souvent dures, mais elles étaient adoucies par la charité de Romain. Lupicin dormait sur un banc et mangeait tous les trois jours. Il ne buvait jamais de vin. Les huit dernières années de sa vie, il ne buvait plus du tout, pas même de l’eau. La tradition rapporte que quand il avait soif, il mettait ses mains dans l’eau pour se rafraîchir.
Les disciples devenant de plus en plus nombreux, Lupicin alla avec un groupe de moines fonder un monastère nouveau, à Lauconne. Mais les deux monastères étaient sans cesse sous l’autorité des deux frères, frères selon la chair, mais surtout frères parfaits en Christ.
  
En l’an de grâce 444, Célidoine, évêque de Besançon, fut déposé car il avait épousé une veuve avant le sacerdoce. Saint Hilaire, évêque d’Arles, vint exprès à Besançon rétablir la discipline. Entendant chanter les louanges de  Romain et ses vertus, il le fit venir auprès de lui pour l’ordonner au sacerdoce.
Romain devint si célèbre en ces vertus qui lui avaient valu l’ordination à la prêtrise, qu’il dût bâtir d’autres monastères dans les Vosges et jusques en Allemagne. Parmi eux, était celui établi dans le canton de Vaud qui prit plus tard le nom de Romain-Moutier, puis Romainmôtier (c’est-à-dire le monastère de Romain).

La tradition rapporte que Romain en route pour pérégriner au tombeau de saint Maurice, à Agaune, fut surpris par un fort orage. Il s’abrita alors dans une cabane de lépreux où il passa la nuit sans s’effrayer de l’affreuse maladie de ses hôtes et de sa possible contagion. Au jour levé, il s’en fut vers Agaune. En se réveillant, les lépreux virent qu’ils étaient parfaitement sains et que leur lèpre avait disparu. Reconnaissants, et voulant le remercier, ils coururent après Romain, mais ils ne purent le rejoindre. Alors ils répandirent à l’entour  la nouvelle extraordinaire du miracle.

Romain rédigea une règle monastique tirée de celle des moines de Lérins. Il institua l’interdiction pour ses moines  de manger de la viande.

Sa sœur Yole le rejoignit et fonda un couvent de femmes à la Balme, près de Lauconne. C’est la seule chose que nous sachions de la vie de cette pieuse femme qui suivit ses frères sur la voie du monachisme. C’est  dans son monastère que saint Romain voulut reposer en Christ, et son corps y fut transporté après sa bienheureuse dormition en 460 ou 473. Alors ce monastère où étaient conservées ses saintes reliques prit le nom de Saint-Romain-de-la-Roche.

Lupicin survécut près de vingt ans à son frère et garda la direction de tous les monastères fondés avec lui. Il mourut vers l'an 480 ou 493.

Saint Romain, saint Lupicin, et sainte Yole, priez Dieu pour nous !

Ton 1

Tropaire à saint Romain du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Admirateur des Pères du désert d'antan,*

Avec ton frère bien aimé saint Lupicin.*

Tu établis dans les montagnes du Jura*

Le très illustre monastère de Condat.*

Et à quelque distance celui de Leucone.*

Saint Romain, prie le Christ d'avoir pitié de nous!


Ton 2

Tropaire à saint Lupicin du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Frère de saint Romain par la chair et la foi,*

Admirateur des moines des déserts d'Egypte,*

Avec ton Frère bien aimé tu t'établis*

  Comme solitaire dans les monts du Jura.*

Avec lui tu fondas deux monastères saints:*

Les havres sacrés de Condat et de Leucone.*

Saint Lupicin, prie Dieu d'avoir pitié de nous!



Ton 3

Tropaire à sainte Yole du Jura,

(Natalice en 460 A.D.)



Sœur des frères saint Romain et saint Lupicin,*

Tu les rejoignis en Christ, et devins moniale..*

Tu fondas un couvent féminin à la Balme*

  Et le reste de ta vie fut cachée en Dieu.*

Tu vécus discrêtement ascèse et prière,*

Sous le regard bienveillant de l'Ami des hommes.*

Sainte Yole, prie le Seigneur de nous sauver!


*
Claude Lopez-Ginisty




mercredi 3 février 2021

  PAUSE PENDANT QUELQUES TEMPS



 

Saint Meinrad

Saint Meinrad, fresque d'Einsiedeln

Le martyre du saint

Vie de notre père parmi les saints Meinrad,
( 861 A.D.)
Fondateur de Notre Dame des Ermites
(Einsiedeln)
Fête le 21 janvier/ 3 février

Meinrad (Meinard, Méginard, Meinrard, Moinhard, ou Meginrad) naquit dans la famille des comtes de Hohenzollern.  Il reçut au baptême le nom de Meginrad, qui signifie excellent conseil, qui devint plus tard Meinrad. Après avoir passé dix ou onze ans dans la maison paternelle, le jeune Meinrad fit ses études au monastère bénédictin de Reichenau une île du lac de Constance. Cette île, délivrée par saint Firmin des reptiles qui en étaient les seuls habitants, était devenue agréable et si fertile entre les mains des moines qu’on l’appela Reichenau [riche plaine]. Deux de ses parents Hatto et Erlebald, y furent higoumènes, il y devint donc moine. Reichenau fut une pépinière de moines, d’évêques  et de savants, un foyer de civilisation et de lumière.
Meinrad, grand lecteur des maîtres spirituels, et de saint Jean Cassien en particulier, fasciné par la vie des saints ermites et des Pères du désert, choisit de se consacrer à l’Eglise du Christ. Ordonné diacre en 821, il devint ensuite  prêtre. Erudit, connaisseur des Pères et de la vie spirituelle par ses pieuses lectures, il s’attacha à mettre en pratique ce qu’il avait appris de la tradition monastique de l’Eglise.
Sa pensée profonde pouvait se résumer à ce qu’il dit à ses élèves quand on lui demanda d’enseigner au monastère de Bollengen: « chercher la vérité avec amour, non pour en tirer gloire et honneur dans le monde, mais pour le seul amour de la vérité. »

Mais l’amour de Dieu ardait en lui, et le poussait à rechercher le tête à tête avec son Créateur dans la solitude. En juin 828, il se retira sur le mont Etzel, couvert de sombres et épaisses forêts. Il était alors âgé de 31 ans. Il n’emporta qu’un livre de prières, un enseignement sur l’Evangile, la règle de saint Benoît et les œuvres de son cher Jean Cassien.
Il vécut d’abord abrité par des branches d’arbre et par un mur grossier bâti avec des pierres détachées de la montagne, puis une pieuse veuve d’Alterdorf lui fit construire une cabane et une chapelle. Il passa sept années de sa vie dans ce lieu, mais bientôt son havre de paix fut transformé en lieu de pèlerinage, car on accourait de partout pour le voir et lui demander conseil.
Derrière le mont Etzel, il y avait une épaisse forêt. Il s’y réfugia avec un compagnon moine et un paysan de Bollengen. Ayant trouvé un lieu propice pour sa nouvelle demeure, il s’y arrêta. En chemin, il trouva dans une branche de sapin un nid dans lequel il y avait deux corbeaux, qui devinrent aussi ses compagnons.
La voix de l’Evangile n’avait jamais eut d’écho dans ce lieu sauvage. Edwige, abbesse d'une petite communauté de femmes à Zurich, remplaçant la veuve d'Altendorf, subvint à tous les besoins du pieux solitaire. La tradition rapporte qu’un jour, Meinrad en prières, fut encerclé par une horde de démons, mais qu’un ange apparut qui les chassa. Depuis ce jour, il redoubla de prière et retrouva la bonne odeur d’Adam au Paradis : les bêtes sauvages, aigles, ours, venaient se nourrir dans sa main et ses deux corbeaux se posaient sur ses épaules.
Il participait à la louange du Créateur, à l’unisson avec cette belle nature, et en vérité chaque souffle dans ce Paradis de beauté et de prière, louait le Seigneur, ainsi que le dit le saint Psalmiste David. Meinrad évangélisa progressivement la contrée.
Alors les foules recommencèrent à venir consulter le saint père. Sa renommée s’étendit. Hildegarde, fille de Louis le Germanique, nommée par son père higoumène du monastère de Zurich en 853, ayant entendu parler des vertus de Meinrad, lui fit bâtir une chapelle qui exista jusques en 1798. Meinrad la consacra à la sainte Mère de Dieu et toujours Vierge Marie, et ayant reçu d'Hildegarde une statue de la Très Pure Génitrice de Dieu, il la plaça sur l'autel et les miracles abondèrent; les pèlerins venus vénérer la Mère de Dieu, reçurent des grâces extraordinaires. La chapelle fut alors nommée le Lieu de grâce, et cette statue de la Vierge fut à l'origine du pèlerinage de Notre-Dame-d’Einsiedeln (Notre Dame des Ermites).

Les Petits Bollandistes rapportent qu’un religieux de Reichenau, qui était venu lui rendre visite, raconte qu'une nuit ayant vu la petite chapelle éclairée d'une lumière subite, il était entré et avait aperçu Meinrad agenouillé sur les degrés de l'autel, et à côté de lui un ange soutenant le livre de prières et unissant sa voix à celle du saint.

Tenté par le Diable, deux hommes, l'un qui s'appelait Pierre, venant des Grisons et, l'autre Richard qui était de Souabe, décidèrent de l'assassiner pour lui dérober ses trésors, croyant qu'il en avait d’immenses, imaginant qu’il avait de nombreux dons qu’il recevait de ses visiteurs. Non loin du lac de Zurich, dans une auberge d'Endigen, où plus tard il y eut Rapperswil, ils passèrent la nuit. A l’aube, ils se mirent en chemin vers l'Etzel et se dirigèrent vers la forêt. C'était le 21 janvier 861. Pendant longtemps, perdus,  ils errèrent à travers les bois, car la neige avait recouvert tous les chemins. Cependant le Diable les conduisant, ils se trouvèrent devant l'ermitage de saint Meinrad. A leur approche, les deux corbeaux du saint poussèrent des cris perçants, et se mirent à voler, comme effrayés autour de la cabane, à l’étonnement des deux meurtiers.
Ils arrivèrent à la porte de la chapelle au point du jour; le saint comme à l’accoutumée, avait prié longtemps, avait célébré l’office devant l'image de la Mère de Dieu, et communié aux Saints Mystères du Christ. Les brigands frappèrent à la porte… Meinrad, comme averti par le Ciel de son sort, pria encore avec ferveur, puis il vint leur ouvrir, les reçut cordialement, et leur dit : « Mes amis, si vous étiez venus plus tôt, vous auriez pu assister à l’office.  Entrez et priez Dieu et les Saints de vous bénir. Venez dans  ma cellule, je partagerai avec vous les petites provisions que j'ai encore; vous accomplirez ensuite le projet qui vous a amenés près de moi ».

Les meurtriers entrèrent quelques minutes dans la chapelle; puis, comme s'ils craignaient de voir échapper leur victime, ils s'élancèrent dans la cellule et le mirent à mort cruellement. C’était le 21 janvier 861. Leur sinistre forfait accompli, les deux meurtriers s’enfuient, poursuivis par les corbeaux du saint père Meinrad qui avait rejoint son Maître bien-aimé.
Les deux meurtriers, poursuivis par les corbeaux furent arrêtés. L’higoumène de Reichenau envoya deux moines pour ramener le corps du saint au monastère de l’Ill, mais ils ne purent déplacer la dépouille bénie du martyr. Ils déposèrent alors le cœur du saint dans la chapelle, et purent alors amener ses reliques à Reichenau, où l’on construisit une chapelle en son honneur.

Depuis le temps de son martyre, saint Meinrad poursuit sa mission terrestre depuis le Ciel où il demeure désormais, et les miracles qui sont attribués à son intercession, ne cessent pas. Le pèlerinage à Notre Dame des Ermites, attire toujours les pieux fidèles auprès de la Très Pure Mère de Dieu.

Saint martyr Meinrad, prie Dieu pour nous !

Ton 8

Tropaire à saint Meinrad, martyr,
(Natalice en 861 A.D.)


Rejeton d'une famille de la noblesse,*
Tu quittas le monde pour cheminer vers Dieu.*
Tu allas chercher la paix de Dieu dans l'ascèse,*
Et tu fondas le monastère d'Einsiedeln.*
Tu fus martyrisé, et trouva le Royaume.*
Saint martyr Meinrad intercède pour nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

dimanche 24 janvier 2021

11/24 janvier, Saint Ynnemod



Vie de notre père parmi les saints
Ynnemod (aussi appelé Hymnémode),
higoumène d’Agaune (Saint-Maurice)
(  516 A.D.)
Fête le 11/24 janvier

Saint Ynnemod fut un des grands higoumènes de l’abbaye d’Agaune en Valais. On ignore sa date de naissance. Il était au monastère de Grigny près de Vienne en Dauphiné quand il vint à Agaune (l’actuel Saint-Maurice) à la demande  unanime des évêques du Concile d’Agaune qui le nommèrent higoumène du monastère qui avait été richement doté par le saint roi martyr Sigismond.

La Chronique du martyrologe de l’Abbaye, parle ainsi de lui : « Ynnemod fut un homme d’une patience, d’une piété et d’une science admirables. Les Pères du Concile d’Agaune, pleins d’admiration pour sa sainteté  et sa douceur, lui confièrent le gouvernement de l’église d’Agaune. Il réunit les 900 moines (!) dans la maison du Seigneur et les établit sous une seule règle. Il se montrait en tout saintement occupé à plaire à Dieu, [à] se sanctifier de plus en plus et [à] grandir chaque jour dans la science du salut. »

Il organisa les moines du monastère en cinq chœurs, chargés de la récitation perpétuelle du Psautier, psalmodie continuelle  qui avait été fondée par le pieux roi martyr Sigismond pour la louange perpétuelle (laus perennis) ainsi que cela se pratiquait à Constantinople au Monastère des Acémètes (id est ceux qui ne dorment pas), sous l’égide de saint Marcel. Cette laus perennis se déroulait sans interruption jour et nuit.

De même que saint Marcel ( 485) joua un rôle important au Concile de Chalcédoine qui définit la divino-humanité du Christ contre l’hérésie monophysite, saint Ynnemod combattit avec un zèle infatigable l’hérésie arienne qui faisait d’importants progrès, et menaçait l’Orthodoxie en Valais.

Sentant sa fin sur la terre des vivants approcher, il assembla les moines autour de lui et les exhorta à vivre dans l’amour les uns des autres selon l’injonction du Christ. Il naquit au Ciel le onzième jour de janvier de l’an de grâce 516. S’il passa seulement sept mois comme higoumène du saint Monastère d’Agaune, son œuvre pieuse fut souvent louée après sa naissance au Ciel par ceux qui lui succédèrent.
Saint Ynnemod, prie Dieu pour nous !


Ton 1

Tropaire à saint Ynnemod, higoumène d'Agaune,
(Natalice en 516 A.D.)


Tu étais moine au monastère de Grigny*
Lorsque ta réputation de grande piété*
Te valut de recevoir du Christ la fonction*
D'higoumène de la sainte abbaye d'Agaune.*
Tu y maintins la louange perpétuelle,*
Et tu combattis la male hérésie d'Arius.*
Saint Ynnemod, prie Dieu d'avoir pitié de nous!

*

Claude Lopez-Ginisty


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