mardi 19 janvier 2021

Saint Valentinien de Coire

Ville de Coire [Chur] ancienne gravure

*
Vie de notre Père parmi les saints
Valentinien évêque de Coire
( 548 A.D.)
Fête le 7/20 janvier

On sait peu de choses de saint Valentinien qui fut évêque de Coire. Il agrandit la communauté fondée par saint Lucius et y établit un monastère bénédictin qu’il dédia à saint Lucius. Il naquit au Ciel le 7 Janvier 548 à Coire, et fut enseveli dans la crypte de l'église saint Lucius (Saint-Luzi).
Saint Valentinien, prie Dieu pour nous !
*



Ton 1

Tropaire à saint Valentinien, évêque de Coire,
(Natalice en 548 A.D.)

Tu fus un saint hiérarque en la ville de Coire,*
Tu poursuivis l'œuvre accomplie par saint Lucius*
Agrandissant la communauté qu'il fonda.*
Et créant un monastère bénédictin,*
Pour la gloire du Seigneur et de Son Eglise.*
Saint Valentinien intercède pour  nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

mercredi 13 janvier 2021

1/14 janvier: Saint Oyend

0001

Ville autrefois appelée Condat à l'époque du saint de ce jour. 
Elle prit le nom de Saint Oyend lorsque le saint naquit au Ciel. 
Actuellement c'est la cité de Saint Claude (Jura français)

Vie de notre père parmi les saints
Oyend (aussi appelé Eugende)
( 509 A.D.)
1/14 Janvier


Saint Oyend à l'école de Condat
Saint Oyend guérit les malades

A la fois dans l'icône de tous les saints qui ont illuminé la Terre d'Helvétie, dans l'ecténie des Vigiles de sa paroisse de Vevey, l'évêque Ambroise fit figurer le saint higoumène de Condat Oyend, avec les saints Romain et Lupicin, autres saints  du Jura. L'abbaye du saint était située à proximité des limites du diocèse de Genève.

Saint Oyend (ou Eugende) naquit vers 450 près d'Izernore (Izarnodurum, dont le nom en langue celtique signifie « porte de fer » car elle était entourée de fortifications), et il partit au Ciel dans la paix du Christ en 510 à Condat, plus tard nommé saint Oyend, puis Saint-Claude. Il fut un disciple de saint Romain et de saint Lupicin et higoumène du monastère de Condat (aujourd'hui Saint-Claude dans le département français du Jura), et il est fêté le 1/14 janvier.
Son père, étant prêtre, initia son fils aux mystères de Dieu dès son enfance, et il sut lui faire aimer l’Eglise.
A l’âge de 6 ans, Oyend raconta à son père un rêve, où saint Romain et saint Lupicin (qui, encore vivants à cette époque, étaient renommés pour leurs exploits spirituels) venaient l’enlever de sa couche et le placer devant le seuil de sa maison, le visage tourné vers l’Orient. Puis ils lui dirent, en lui montrant les étoiles, comme le Seigneur l’avait fait pour Abraham : Ainsi sera ta postérité, et dans la vision, ils vint venir vers lui les deux saints et une foule de moines, puis le Ciel s’ouvrit et des anges montaient et descendaient jusques au lieu où Oyend gisait. Ils parlaient d’abondance, mais il n’entendit que la Parole du Seigneur: « JE SUIS LA VOIE, LA VERITE ET LA VIE. »
Son père décida alors qu’il serait éduqué au monastère de Condat.  Saint Romain et saint Lupicin le dirigèrent dans la vie spirituelle, et jusques à l’âge de 60 ans, il ne quitta guère le monastère. A la mort de saint Romain, son successeur Minase veilla à l’éducation de ce novice prometteur. S’adonnant à l’ascèse et la prière, il était un modèle de moine. Minase l’associa donc à son higouménat, en faisant une sorte de coadjuteur, mais malgré toutes ses demandes et prières, il ne put jamais lui faire accepter le sacerdoce, sacerdoce que ce saint père refusait par humilité. 
Selon un de ses biographes anonyme (on pense qu’il doit s’agir de Pragmace), « Il mettait tous ses soins à assigner à chaque moine les fonctions pour lesquelles il le devinait plus particulièrement doué par le Saint Esprit. Dès qu'il avait du temps libre, c'est à la lecture des Saintes Ecritures qu'il vaquait le plus volontiers de jour comme de nuit. » 

Il eut à nouveau une vision des deux pères Romain et Lupicin qui lui firent comprendre qu’il allait remplacer Minase après son natalice, et qu’il aurait des épreuves… En effet quelques temps après, Minase mourut et Oyend fut élu higoumène en 496. Il continua à mener une vie austère, portant toujours la même tunique et le cilice et ne faisant qu'un repas par jour. Les épreuves annoncées arrivèrent : une partie des moines, qui lui reprochaient son austérité et sa discipline, quittèrent le monastère.
Il régularisa la vie communautaire selon la règle de Tarnade (nom originel de l'abbaye d'Agaune qui fixa une règle portant son nom avec notamment l'usage de la psalmodie perpétuelle (laus perenis) dont l’origine était le monastère de saint Marcel l’acémète de Constantinople, et il sut s'entourer d'érudits afin d’éduquer tous ceux qui se destinaient à la vie monastique. On y enseignait l’Ecriture et les Pères, les humanités et les arts dits libéraux (grammaire, rhétorique, musique), mais il y avait aussi un enseignement professionnel du travail du bois. La copie des manuscrits, en un temps où l’imprimerie n’existait pas, était aussi pratiquée avec art et beauté. Saint Viventiole  fut du nombre des enseignants, lui qui plus tard deviendra évêque de Lyon et sera glorifié par l’Eglise.
Les épreuves annoncées autrefois survinrent. Le feu s’empara du saint lieu. Après cet incendie qui fit brûler le monastère jusques au sol, Oyend le fit entièrement reconstruire. Il remplaça les petites cellules individuelles par un vaste dortoir où il dormait parmi ses moines, et l'oratoire primitif devint une église. Il mangeait alors au même réfectoire que ses moines, au milieu d’eux, partageant la même nourriture.
Il fut connu pour les miracles qu'il faisait en particulier en pouvant lire l'avenir, mais aussi en guérissant les malades, en délivrant les possédés, et en soulageant par ses prières ou sa charité, les misères des chrétiens accourus vers lui. Il ne faisait aucune acception de personnes, et recevait chaque être comme le Christ Lui-même. Sa charité était telle, que par moments, il y avait plus de visiteurs en quête de sa prière, que de moines dans le monastère.
A une époque de guerres et de conflits, il priait sans cesse pour la paix du monde et la conversion des princes sans pour autant se compromettre avec le pouvoir séculier.
En l’an de grâce 509, il eut les premières attaques de la maladie qui devait le conduire au trépas. Comme à son habitude, malgré la faiblesse engendrée par son mal, il garda sa règle de ne manger qu’une fois par jour. Sa maladie fut longue de six mois, à l’issue desquels, faisant venir le moine Antidiole,  le prêtre Pragmace et les autres moines, il leur annonça son départ pour la céleste patrie. Il leur dit en pleurant que les saints Romain et Lupicin étaient déjà venus le chercher, mais que les prières de ses enfants les moines l’avaient gardé sur la terre des vivants. Il les conjura de cesser d’intercéder pour lui, et de le laisser trouver la paix du Christ dans le Ciel. Cinq jours plus tard, il leur sembla qu’il dormait, mais en fait il avait rejoint les saints pères Romain et Lupicin.
Il fut inhumé à Condat (actuel Saint-Claude) au monastère qu'il dirigea et auquel il fut donné son nom jusqu'au XIIIe siècle. Son culte se répandit à partir du VIIe siècle. Saint Antidiole fit construire une église à l’endroit où ses reliques avaient été enterrées, puis des maisons autour de cette église pour y accueillir les pèlerins nombreux qui venaient demander son intercession. C’est là l’origine de la ville de Saint Claude dans le Jura français. Plusieurs églises lui sont encore dédiées et l'on retrouve son nom dans celui de deux communes : Saint-Oyen en Savoie et Saint-Oyen dans le Val d'Aoste.

Saint Oyend prie Dieu pour nous !


Ton 1

Tropaire à saint Oyend, higoumène de Condat,
(Natalice en 510 A.D.)

Compagnon de saint Romain et saint Lupicin,*
Tu fus élu higoumène sans être prêtre*
Dans le Jura, au monastère de Condat.*
Dieu t'accorda le charisme de guérison,*
Et tu fus un père admirable pour tes moines.*
Saint Oyend, prie Dieu qu'Il ait pitié de nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

Saint Maire


Juste avant d'être chassé par la Réforme, 
Sébastien de Montfaucon, 
dernier évêque lausannois, 
a fait frapper une monnaie à l'effigie de [Saint Maire],
 premier évêque lausannois. 
(Photo: Musée monétaire cantonal de Lausanne/dr)

*

Vie de notre père parmi les saints
MAIRE 
( 593 ou 594 A.D.)
Evêque d’Avenches
et de Lausanne
Fête le 31 décembre/ 13 janvier

Issu d’une illustre famille, Maire (ou Marius) naquit en l'an 530 dans le diocèse d'Autun; il devint moine, mais les avis divergent sur le lieu de sa tonsure : Saint-Symphorien d’Autun, Avenches ou bien même Agaune. 
Il devint évêque à Avenches en 574. Il participa au Concile de Mâcon en 585. Vers la fin de sa vie, il transporta le siège de son évêché, d'Avenches à Lausanne, où il mourut et fut enseveli en 593 dans l'église Saint-Thyrse, où ses reliques furent conservées. A la fin du VIe siècle, l'église changea de patronage et devient l'église Saint-Maire.
Devenu évêque, la tradition lui attribue la construction de plusieurs églises de son diocèse, dont celles qui sont sous le vocable des martyrs d'Autun, (selon une tradition qui voulait que l'évêque apporte dans sa ville épiscopale des reliques provenant du diocèse dont il est originaire.) Saint Maire vécut dans l’humilité en ascète, effectuant toutes les missions qui incombent à l'évêque. Il est également l'auteur d'une chronique universelle des années 435 à 581
(On peut lire ses chroniques -en Latin et en Français- ICI)



Saint Maire, prie Dieu pour nous !

*


Ton 6

Tropaire à saint Maire

(Natalice en 593 ou 594 A.D.)


Originaire d'Autun, tu fus d'abord moine,*
Et puis tu devins évêque en ville d'Avenches.*
Avant d'établir ton évêché à Lausanne.*
Tu fus un bâtisseur d'églises en ton diocèse,*
Et un modèle admirable de charité*
Saint Maire, prie le Christ Dieu de sauver nos âmes!




Claude Lopez-Ginisty

vendredi 6 mars 2020

Saint Germain et saint Randoald



Vie de nos pères parmi les saints
Germain 
et 
  
Randoald, 
martyrs
(666 A.D.)
Fête le 21 février/ 6 mars
Germain, fils d'un riche sénateur de Trêves, fut formé par l'évêque de cette ville Modoald [qui participa au Concile de Reims en 624] à la mort de ses parents. A l’âge de 17 ans, ayant disposé de ses biens en les distribuant aux pauvres, il entra d’abord au monastère de saint Romaric dirigé par saint Arnulphe de Metz, puis, sous l'higoumène Waldebert, devint moine de Luxeuil, monastère fondé par Saint Colomban. La chronique de sa vie dit : « soumettant son corps tout entier aux jeûnes, aux veilles et aux prières, vaquant sans cesse à Dieu, il ne se réservait rien à part sa nourriture quotidienne. Son vêtement était on ne peut plus ordinaire; il donnait à tous l'exemple de l'humilité et de la charité: c'est ainsi qu'il allait avec son compagnon dans les forêts couper du bois et le rapportait sur son dos. Il méditait cette sentence du bienheureux Paul : « Celui qui ne travaille pas, qu'il ne mange pas non plus. »
Dans l’ascèse et la prière, il grandit spirituellement, faisant l’admiration de ses frères. Le duc Gondoin, un des principaux seigneurs d'Alsace, voulant fonder un monastère au diocèse de Bâle en un lieu appelé Grandval, fit appel à l'higoumène de Luxeuil et à ses moines. Germain y fut mandé avec quelques moines dont Randoald, et il fut le premier  higoumène de Moutier-Grandval. Il construisit des routes, se dévoua aux pauvres et aux malades et mena une vie agréable à Dieu.
Après plusieurs années de paix, le duc d'Alsace, Cathic, père de la future sainte Odile, homme versatile et cruel, dévasta la vallée de Delémont et la contrée à l’entour. Germain et son prieur Randoald allèrent à sa rencontre, en habits de prêtres et le rencontrèrent dans l'église de Saint Maurice à Courtételle. Ils s'en retournèrent après lui avoir courageusement reproché sa conduite indigne, et lui avoir demandé instamment d’épargner les pauvres et les innocents, sujets de sa vindicte. Il promit, mais ses soldats poursuivirent leurs exactions tandis que Germain et Randoald priaient dans l’église du saint martyr Maurice.
Lorsque les deux moines eurent fini leurs dévotions et qu’ils se mirent sur la route du retour vers Grandval, un des hommes de Cathic avec quelques autres se mit à leur poursuite; ils furent rattrapés et exécutés à coups de lances, le 21 février 666.
Le martyre des saints fut rapporté sobrement par Bobolénus, quelques années seulement après leur martyre.
Des miracles eurent lieu sur la tombe de saint Germain et sur les lieux de son martyre. L'année suivant sa naissance au Ciel, la veille du jour de la naissance de Notre Seigneur Jésus-Christ, « une lumière si grande et si brillante descendit du ciel à l'endroit où reposait le corps mutilé du bienheureux que tous furent remplis d'admiration et saisis d'une grande terreur.«
Saints martyrs Germain et Randoald, priez Dieu pour nous !
*
Ton 5
Tropaire de saint Germain
et de saint Randoald, martyrs,
(Natalice en 666 A.D.)

Tous deux moines, envoyés de Luxeuil à Grandval*
Vous avez grandi dans la prière et l'ascèse.*
Vous opposant dignement à un tyran,*
Qui maltraitait vos brebis et semait la mort, *
Vous avez subi traîtreusement le martyre*
Saints Germain et Randoald, priez Dieu pour nous!
*
 

 Reliquaire de saint Germain
Reliquaire de saint Randoald
Eglise paroissiale de Delémont
*
Claude Lopez-Ginisty




lundi 24 février 2020

Saint Séverin d'Agaune



Saint Séverin accomplissant un miracle sur la terre de France
(gravure du XIXe siècle)

Vie de notre père parmi les saints
Séverin (507)
Higoumène du monastère Saint Maurice
d’Agaune
Fête le 11/24 février

Trois récits hagiographiques parlent de la vie de ce saint père d’Helvétie, celui de Surius, celui des Bollandistes, et celui composé par Fauste (Faustus) compagnon et disciple du saint, qui est  le plus ancien et le plus digne de foi, les autres n’étant que des amplifications de la première relation de la Vita primitive. 
Saint Séverin naquit en 440 au sein d’une illustre famille de Bourgogne. En ces temps, l’hérésie arienne régnait sur de nombreux territoires, mais le saint eut l’heur de vivre et d’être instruit au sein d’une famille qui pratiquait la foi orthodoxe. 
Par sa naissance, il pouvait prétendre avoir une position élevée dans la société de son temps, mais il préféra renoncer aux illusions du monde et, très jeune, il se rendit à l’abbaye d’Agaune (Saint Maurice actuel).
A cette époque, le monastère n’était qu’une modeste chapelle appuyée contre la paroi rocheuse, avec à proximité une hôtellerie pour les pèlerins de passage et un cloître pour les moines  qui veillaient sur les précieuses reliques des saints de la glorieuse légion thébaine.
Selon Fauste,  son disciple et compagnon de trente ans, Séverin était un moine irréprochable, une grande piété l’animait et il était sans cesse en Dieu par son amour et son humilité insignes. Ainsi, en 476, lorsque l’higoumène d’Agaune rejoignit la céleste patrie, Séverin fut naturellement désigné pour lui succéder à la tête de la communauté.
Ce fut un père aimant pour ses moines, une lumière pour les égarés, un baume pour les malades et les malheureux. Tous venaient vers sa prière comme vers la Source de Vie. Dieu, pour sa grande ferveur et son humilité, lui avait accordé le don des miracles. Il les dispensa grandement autour de lui, soulageant les misères des hommes.
Sa réputation grandit et traversa les frontières. Il advint que Clovis, roi des Francs soit atteint d’une fièvre maligne. On craignit pour sa vie. Tous les soins de la médecine des hommes ne purent venir à bout de son mal. Son médecin lui-même lui suggéra alors de faire venir auprès de lui un saint homme dont il avait entendu parler avec grand respect et vénération. Clovis envoya aussitôt un de ses domestiques à Agaune auprès du saint higoumène. 
Quelques temps auparavant, saint Séverin avait eu la vision d’un ange lui révélant qu’il partirait bientôt pour un pays lointain, qu’il y rendrait son âme à Dieu et y serait enseveli. Décidé à aller vers le roi qui faisait appel à lui, et comprenant que la vision lui annonçait sa bienheureuse naissance au Ciel, l’higoumène réunit ses moines, leur fit ses adieux et se mit en route.
Son voyage fut une route parsemée de miracles. A Nevers, il visita la cathédrale de ses prières et demanda à voir l’évêque. Celui-ci étant malade, il alla le trouver et le guérit aussitôt. Puis il se remit en chemin et en oraison. Entrant dans la ville de Paris et rencontrant un lépreux, il lui fit une onction de sa salive, et le guérit immédiatement. Il soulagea encore de nombreux malheureux par ses prières, leur accordant au Nom de Dieu la guérison de leurs souffrances. 
Arrivé devant le roi Clovis, il s’agenouilla, pria et puis il ôta son manteau et l’étendit sur le roi qui fut délivré instantanément de sa fièvre! Le roi reconnaissant, lui fit des dons précieux, entre autres celui de libérer des prisonniers de ses prisons. Le saint accomplit encore d’autres miracles avant que de reprendre sa route vers le terme de son voyage. 
Il sortit de Paris et se dirigea vers Château-Landon, en Gâtinais (dans l’actuelle Seine-et-Marne). Sur une colline était un oratoire que desservaient deux prêtres, Ursicin et Paschase. Il leur expliqua sa vision, leur annonça son départ prochain pour la céleste patrie et leur recommanda ses compagnons Fauste et Vital. 
Demeuré en Dieu par la prière pendant ses derniers jours sur la terre des vivants, saint Séverin rejoignit le Père en naissant au Ciel le 11/24 février 507. Une grande lumière se manifesta rayonnante à son départ pour le monde céleste.
Childebert, fils de Clovis fit construire une église sur le tombeau du saint. De nombreux miracles vinrent attester de la faveur de  l’higoumène Séverin auprès du Seigneur. Une communauté s’organisa auprès de ses reliques. Saint Fauste, parti annoncer le départ de saint Séverin aux moines d’Agaune  y devint peut-être l’higoumène du lieu, puis il repartit en pèlerinage au tombeau de son père spirituel.
Une église fut construite en sa mémoire à Paris, elle devint la paroisse Saint-Séverin qui existe encore de nos jours. 
L’église de Château-Landon qui abritait les reliques du saint fut détruite à deux reprises, une fois par les Saxons, puis par les Anglais, mais les reliques furent sauvées. En 1568, les Calvinistes occupèrent le monastère et pillèrent le trésor du monastère. Ils s’emparèrent d’un bras reliquaire, en jetèrent la relique pour conserver l’argent. Le bras du saint abandonné répandit une lumière extraordinaire que virent des paysans des environs. Ils avertirent le prêtre de la paroisse voisine qui vint prendre et mettre en lieu sûr les précieux restes du saint.
La révolution fit disparaître les dernières reliques de saint Séverin en terre de France. 
La fête du saint, dont une relique était encore à Saint Maurice du Valais au siècle dernier, fut fixée au 11/24 février, date de son natalice.
Saint Séverin, prie Dieu pour nous !
Ton 2

Tropaire à saint Séverin, 
Higoumène d'Agaune,
(Natalice en 507 A.D.)

Moine de la sainte abbaye de Saint-Maurice,*
Par ta pieuse vie, tu en devins l'higoumène,*
Thaumaturge de grand renom,*
Tu allas guérir le roi de France Clovis.*
Et tu naquis au Royaume sur le retour.*
Saint Séverin, prie Dieu pour qu'Il sauve nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty

vendredi 14 février 2020

Saint Fauste



Vie de notre père parmi les saints
Fauste d’Agaune,
( 513 A.D.)

Fête le 1/14 février

Entré au monastère d’Agaune vers 470, biographe de saint Sévérin (voir la vie de ce dernier), dont il écrivit la première vita, il lui succéda vraisemblablement dans la dignité d'higoumène d'Agaune. Il revint en effet à Agaune, après la mort de son père en Christ, pour relater à ses frères moines les divers  événements miraculeux qui avaient émaillé le voyage de leur saint higoumène en France; et, selon toute apparence, il fut élu pour succéder à celui dont il avait partagé la vie spirituelle pendant 30 ans, et dont il était le plus apte à poursuivre l’œuvre.

Saint Fauste marcha toujours sur les nobles traces de son maître vénéré, et il le suivit jusques à sa naissance au Ciel, et quand Dieu  rappela à Lui son maître spirituel, Fauste qui le vénérait, écrivit sa vie et l’imita de plus en plus, reproduisant en lui ses vertus et acquérant la même pieuse renommée. Il eut, comme son maître, le don des miracles et il naquit au Ciel le 1 février de l’an de grâce 513. Il s’endormit saintement en Christ, à Château-Landon, où il se trouvait en visite.

Saint Fauste, prie Dieu pour nous !

Ton 7

Tropaire à saint Fauste, 
higoumène d'Agaune,
(Natalice en 513 A.D.)


Tu fus digne disciple de saint Séverin,*
Dont tu suivis les pas sur la terre de France.*
Et dont tu écrivis la vie et les miracles,*
Et tu revins au saint monastère d'Agaune.*
Pour poursuivre l'œuvre de son higouménat.*
Saint Fauste, prie le Seigneur de sauver nos âmes!

*
Claude Lopez-Ginisty
 



jeudi 13 février 2020

Saint Eusèbe







Vie de notre père parmi les saints
Eusèbe, moine du monastère de Saint-Gall,
puis ermite ( 884 A.D.)
Fête le 31 janvier/13 février

Venu d’Irlande, il devint moine au monastère de Saint-Gall. Attiré par la vie érémitique, il obtint la bénédiction de vivre dans un ermitage au Mont Saint Victor (Viktorsberg), près de Rankweil, dans le Voralberg.
Il fut assassiné par les habitants du lieu, à qui il reprochait leurs vices. Ils lui coupèrent la tête avec le tranchant d'une faux, le 31 janvier 884.
Saint Eusèbe, prie Dieu pour nous !
Ton 5

Tropaire à saint Eusèbe de Saint-Gall,
martyr
(Natalice en 290 A.D.)


Venu d'Irlande afin de prêcher l'Evangile,*
Tu devins moine au monastère de Saint-Gall,*
Tu partis vivre en ermite au Mont Saint Victor,
Là, tu reprochas leur vice aux gens de ce lieu.
Et loin de s'amender, ils te martyrisèrent.*
Saint Eusèbe, prie Dieu d'avoir pitié de nous!


Claude Lopez-Ginisty

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